bodyperfect

Moi

Mes TCA ont commencé très jeune, je ne sais plus exactement à quel age, ni pourquoi. Je me rappelle seulement ce que j'avais mangé et que je n'avais pas eu de mal à me faire vomir....

Je n'étais ni mince, ni grosse : on ne peut plus normale. Cependant, ma soeur de 10 ans de plus que moi était très maigre, elle l' a toujours était. A la maison, j'étais donc la grosse : mon père et mon frère m'appellaient la vache. Ma mère quant à elle me disait de faire attention (regarde ta soeur).                                                            J'ai commencé à vomir quand j'avais trop mangé. Et avec le temps, je vomissais de plus en plus règulièrement. Je pratiquais de  plus en plus de sport. Je suis rentrée doucement mais durablement dans les TCA.

Plus je vieillissais, plus les garçons me regardaient; je pensais qu'ils se moquaient de moi pour mon poids (48kg pour 1m60). J'ai donc tout intensifié les vomissements et le sport. J'ai maigri un peu mais pas suffisamment, la silhouette de ma soeur de 25 ans et le regard des garçons me hantaient de plus en plus. J'ai commencé a réduire mes apports en calories et j'ai augmenté encore mes activités physiques. Avec l'été, j'avais encore maigris; je pesais 54kg pour 1m70. 

L'arrivée au lycée a était déterminante ; un fille de la classe avait le même état d'esprit : on a donc sympathiser mais sans entré dans des comportements encore extrémiste. Je ne sais pas pourquoi mais tout c'est encore intensifié. Au bout d'un  moment, je n'avalais plus que de l'eau à la menthe, je faisais désormais su moins 3h de sport par jour. Evidemment, j'ai perdu beaucoup et très vite : je me sentais plus forte que jamais. Mes amis et professeurs ont commencaient à s'inquiéter. J'ai été convoqué à l'infirmerie du lycée, les profs me demandaient de rester après les cours. Je discutais avec eux, en inventant des excuses bidons. A la maison, mes parents s'engueulaient tout le temps; ils ne se rendaient compte de rien, d'autant que j'étais vraiment en forme.

Et puis, au bout d'un moment mon corps m'a laché. Je suis tombée dans les pommes pendant un cours de math, je me suis réveillée les pompiers au-dessus de la tête. Ma descente aux enfers a commencé. Les médecins de l'hopital m'ont laissé sortir après une promesse de ne pas recommencer. Et puis une semaine, quinze jours; peut-être un peu plus : j'ai remangé normalement, je continuais le sport. Une fois que mes parents ne me surveillent plus, j'ai vite recommencé a supprimer tel aliment, puis tel autres aliments. Pour au final, remangé très peu. Nouveau malaise, plus long à venir mais je pesais 43 kilos; les malaises se  sont suivis, je sortais toujours de l'hopital. Et puis un jour, convocation chez le proviseur adjoint qui me propose de mettre un terme à mon année scolaire pour me reprendre en main. Evidemment je refuse. Le cercle vicieux continue. Je passe mes 18 ans et un nouveau malaise suite à un jeun total. Je suis hospitalisée de force, je pèse alros 38kilos. Ils me mettent sous perfusion, que j'arrache. J'arrive à négocier avec le chef de service de ne pas me la remettre que je vais manger. On m'apporte le repas d'après donc un léger plateau : 2 petits suisses (mais une épreuve à avaler). Bien evidemment, je l'ai jette par le petit trou de la fenetre. La pesée du lundi arriva, j'avais continué à maigrir mais je n'ai jamais su réellement à combien j'étais descendu. Convoquée dans le bureau du chef de service : elui-ci me donne 2 choix soit je remange devant une personne du service médicale, soit ils me mettent une sonde gastrique. Je choisis le personnel médical.Seulement au premier repas il m'est impossible de manger; j'essaie mais je n'arrive pas à avaler. L'infirmier très gentil ne dira rien. Par contre, il assiste au repas suivant, le même cirque  se produit : je met dans ma bouche mais je n'arrive pas à avaler. La il me dit que demain je n'ai plus le choix... Le lendemain, je met une toute petite cuillère de petit suisse dans ma bouche, je l'avale mais j'ai des haut le coeur et je revomis aussitot! Mon corps refuse la nourriture. La sonde gastrique est désormais inévitable. La pose fait un peu mal, mais le pire a était le mal que j'ai ressenti quand le liquide a couler : mon estomac me tire, la douleur est horrible : je pleure! au fil des heures, des jours mon estomac me fait de moins en moins mal. Mon estomac se réhabitue. Après m'avoir enlevé la sonde, je fais tous les efforts du monde pour que tout se passe au mieux, et que je puisse sortir rapidement. Je regrossi tout doucement. Les médecins me fixe comme objectifs 46 kilos pour pouvoir sortir.  

Après quelques mois, je sors et j'ai même repris goût à la vie. Je rentre chez mes parents au bout de quelques jours :  je vomis, j'ai trop mangé. Et là je commence à manger, vomir, manger vomir : la boulime. Je perd à nouveau le contrôle. Je fais  des crises de boulimie

Entre temps, j'ai repris l'école, j''ai eu tous mes diplômes. J'ai vécu avec un homme. Et malgré cela les crises continuent encore aujourd'hui, je pèse entre 58 et 64 kilos : je ne sais plus quoi faire, je ne me supporte plus. Mon corps me répugne, je veux maigrir. J'étais tellement plus forte dans ma tête qu'avant j'étais anorexique... Ana help!



Article ajouté le 2008-12-08 , consulté 37 fois

Commentaires


bombtune55 le 11/12/2008 à 20:29:59
bon courage jesuis de tous coeur avec toi cela doit etre telment douleureus pr toi !!!courage tien bon et tu es super tel que tu es je tassure !
dark97 le 07/03/2009 à 05:25:58
si tu veux du soutien dans tes objectifs n'hésite pas.

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